Qui ne se souvient des guerres indiennes, un peuple quasi exterminés par l’armée US qui n’avait comme stratégie de guerre que le combat avant l’aube à l’heure où le peuple indien et ses enfants dormaient… Pas très glorieuse, mais efficace l’attaque surprise!!!

Après quelques décennies le stratagème est toujours d’actualité et les dirigeants en cols blancs du canal de Gap auraient aimé le mettre à profit… à leur profit.

Se frottant les mains d’une situation catastrophique qu’ils souhaitaient voir perdurer le plus longtemps possible (ne vous inquiétez pas ils se foutent royalement de nos problèmes), ces gens sans état d’âme et dont la cupidité est extrême et maladive surveillaient la catastrophe, comme le vautour surveille sa proie, pour encore mieux s’approprier le bien des autres…

L’idée du canal était d’attendre la date fatidique du 26 novembre (date buttoir pour les prélèvements de surface et de pompage aux Ricous) pour enfin se replier et proposer en extrême urgence un pompage aux Choulières (commune de Saint Léger) en enfouissant une canalisation permanente jusqu’au canal et ainsi déverser de l’eau propre avec de l’eau de surface.

Le coup aurait été bien joué, peu onéreux en investissement et de plus le canal se serait approprié les Choulières. Une entourloupe aux champsaurins jouée finement et avec en plus l’esprit de bienveillance à notre égard et à l’égard des gapençais…

Voilà ce que souhaitait le canal de Gap (chevalier blanc aux intentions malsaines), nous attaquer par surprise comme les tuniques bleues US. Ce qu’ils ne savaient pas c’est que les élus et responsables locaux du Champsaur avaient une longueur d’avance sur le canal. Le Préfet, loin d’être dupe des agissements du canal a coupé court a toute tentative de ce dernier. L’hégémonie de cette secte de l’eau a assez durée. Il était grand temps que le couperet tombe…

D’autre part et malheureusement, la situation n’est pas glorieuse sur le terrain. Le 16 novembre, l’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) a relevé les débits en amont de la prise d’eau des Ricous. Les trois mesures ont toutes étaient largement inférieures à 180 l/s ce qui veut dire que l’autorisation préfectorale accordée le 14 novembre (2 jours avant) pour un prélèvement de surface de 100 l/s jusqu’au 26 novembre était déjà caduque puisque le prélèvement n’était autorisé que si le débit du Drac était supérieur à 250 l/s.

On voit déjà que la possibilité de remplir le lac des Jaussauds était obsolète au lendemain de l’autorisation préfectorale.

Il faut donc désormais abandonner toute idée de prélever l’eau potabilisable dans le Drac et la nappe des Ricous, nappe trop petite et qui ne peut plus subvenir aux besoins des gapençais.

Dans l’urgence de la sécheresse, le Préfet des Hautes-Alpes a pris une mesure qui, nous l’espérons, va rebattre les cartes du prélèvement et de la distribution d’eau du bassin gapençais. On attendait cela depuis bien longtemps…

À suivre très vite…