15.2 DL_29 novembre 2015

Ils étaient nombreux et nombreuses ce samedi 29 novembre à braver le froid glacial au bord du Drac. Tous arboraient leur écharpe tricolore pour les uns, les écharpes polaires pour les autres mais tous étaient présents pour la même cause: montrer et démontrer à l’ensemble des responsables en charge de l’enquête publique que l’unité et la solidarité des élus du Champsaur ne sont pas de vains mots.

Venus de près ou de l’autre bout de notre belle vallée ils s’étaient donnés rendez-vous à la prise d’eau des Ricous, lieu symbolique qui attise les passions depuis le début de l’enquête publique qui vise à établir des périmètres de sécurité. Monsieur Patrick Ricou, maire d’Orcières et Président de la CLEDA a vivement remercié tous les participants de ce geste républicain qui visait à soutenir une immense vallée et préserver son joyau: LE DRAC.

Concernant le problème lui-même, il faut souligner l’incohérence de cette enquête qui vise à rendre pérenne une solution qui est dès le départ chargée de contradictions et de paradoxes. En effet, vouloir alimenter une ville qui a triplé sa population depuis la mise en place du prélèvement de l’eau à destination humaine aux Ricous et qui va continuer à s’agrandir est en contradiction totale avec un code de l’environnement qui va contraindre d’ici cinq ans à multiplier par deux ou plus les débits réservés alors qu’ils ne peuvent pas être tenus à l’heure actuelle par l’ASA du canal de Gap. Cela deviendrait très vite une source de conflits permanents entre l’ASA du canal de Gap, les autres ASA du bas Champsaur (elles aussi en besoins d’eau), la ville de Gap qui serait alimentée à flux tendu, les services et associations environnementales et halieutiques ainsi que les trois communes du haut-Champsaur qui seraient soumises à une double peine totalement arbitraire puisque payant déjà à l’Agence de l’Eau une taxe pour laquelle elles sont totalement étrangères.